208 000. C’est le nombre de deux-roues de moins de 50 cm³ qui circulent chaque année en France, loin des projecteurs, loin de la frime, mais bien présents sur l’asphalte. Discrets, parfois mal compris, ces véhicules font pourtant figure d’alternative à part entière pour celles et ceux qui n’ont pas (ou pas encore) le permis moto. Aucun diplôme à décrocher, mais des règles précises à respecter : âge, puissance, assurance, tout est cadré au millimètre. Si le deux-roues sans permis évoque d’abord la liberté, il rime aussi avec responsabilité.
Motos sans permis : de quoi parle-t-on vraiment ?
Le terme moto sans permis recouvre un univers bien plus nuancé qu’il n’y paraît. On pense souvent à un simple cyclomoteur, mais la réalité est plus riche : du scooter sans permis ultra-compact aux modèles à boîte semi-automatique, chaque segment a ses adeptes. Ce qui les rapproche ? Une motorisation bridée à 50 cm³ maximum, avec une puissance plafonnée généralement sous les 4 kW, et une vitesse qui ne dépasse jamais 45 km/h. Dès 14 ans, il est possible de prendre la route, à condition de décrocher le permis AM (ex-BSR).
Pour mieux s’y retrouver, voici les principaux types de deux-roues accessibles sans permis traditionnel :
- Scooters sans permis : parfaits pour la circulation urbaine, ils séduisent par leur gabarit réduit et leur maniabilité.
- Motos à boîte semi-automatique : plus toniques et recherchées par les jeunes, elles offrent un style différent et quelques sensations supplémentaires.
Ce n’est pas seulement une histoire de mobilité précoce. Ces engins, souvent plus légers et bien moins chers à l’entretien, répondent à une vraie demande : se déplacer facilement, contourner les bouchons, ou pallier le manque de transports en commun. Certains modèles, plus robustes, n’hésitent pas à s’aventurer en dehors des centres-villes, offrant une solution à ceux qui vivent en zone périurbaine ou rurale.
Leur principal atout : une accessibilité record. Pas de parcours du combattant, mais une formation rapide, axée sur les bases de la sécurité et la prise en main. Résultat : les jeunes comme les adultes y trouvent une solution concrète pour circuler sans attendre des années ni exploser leur budget.
Quelles sont les conditions légales pour conduire une moto sans permis ?
Impossible d’improviser : la France encadre strictement la circulation des motos sans permis. Premier filtre : l’âge. Dès 14 ans, il est possible d’accéder à ces deux-roues, mais uniquement après avoir suivi la formation permis AM (ex-BSR). Huit heures en auto-école, entre théorie et exercices pratiques, pour apprendre les réflexes essentiels et valider la première expérience sur la route.
Pour ceux qui ont vu le jour avant le 1er janvier 1988, la législation se montre plus souple : nul besoin de formation, à condition de ne pas dépasser 50 cm³ et 45 km/h. Au-delà de ces seuils, il faut s’orienter vers un permis A1, A2 ou A, selon la puissance.
Voici un récapitulatif des règles qui conditionnent l’accès à ces deux-roues :
- Âge minimal requis : 14 ans avec le permis AM
- Formation obligatoire : permis AM (ex-BSR) pour les plus jeunes
- Aucune formation si l’on est né avant 1988
- Vitesse et cylindrée limitées : 50 cm³ et 45 km/h maximum
Posséder un permis B ne suffit pas si l’on ne coche pas ces cases. Chaque véhicule doit impérativement être immatriculé et assuré, sans exception, même pour les plus petits modèles. L’objectif : garantir un minimum de sécurité sur la route, pour soi comme pour les autres.
Les modèles disponibles : panorama des options adaptées à chaque profil
Choisir une moto sans permis en 2024, c’est se retrouver face à une offre plus vaste que jamais. Le scooter sans permis reste le choix privilégié pour les trajets urbains. Peugeot, avec le Kisbee 50 cm³, occupe une place de choix : simplicité d’utilisation, entretien réduit, format compact, tout y est pour séduire les citadins.
L’essor du deux-roues électrique a bouleversé le marché. Des marques comme Silence, Super Soco ou Niu proposent des scooters branchés, silencieux, et souvent éligibles à des bonus écologiques. La recharge se fait sur une simple prise domestique ; selon la batterie, l’autonomie varie entre 40 et 70 kilomètres. L’entretien est presque anecdotique : pas de vidange, pas de courroie à remplacer. Pour une utilisation quotidienne, l’argument fait mouche.
Envie d’un style plus rétro ou d’une conduite plus sportive ? Les vélomoteurs comme la Mash Fifty ou la Rieju MRT 50 conjuguent look vintage et agilité sur route. Les budgets s’adaptent : il faut compter entre 1 500 et 4 000 euros pour un modèle thermique. Les versions électriques restent plus chères à l’achat, mais les aides de l’État et le coût d’usage très bas rééquilibrent rapidement la donne.
Pour s’y retrouver, voici un comparatif des modèles phares du segment :
| Modèle | Type | Autonomie | Prix |
|---|---|---|---|
| Peugeot Kisbee 50 | Thermique | Env. 180 km | 1 800 € |
| Super Soco CUx | Électrique | 60 km | 2 500 € |
| Mash Fifty | Thermique | 150 km | 1 900 € |
| Niu MQi GT | Électrique | 70 km | 3 200 € |
Que l’on cherche l’économie, un mode de transport plus vert ou un look affirmé, il existe forcément une option adaptée à chaque profil.
Assurance : un passage obligé, même sans permis classique
La route n’a pas de cadeau à offrir : rouler en moto sans permis oblige à souscrire une assurance. C’est la règle, pour tous. La responsabilité civile est le minimum exigé par la loi : elle protège autrui en cas d’accident. Impossible d’y échapper, même si la cylindrée est modeste.
Les compagnies d’assurance ont bien compris la diversité de ce marché et proposent aujourd’hui des contrats adaptés aux scooters sans permis, cyclomoteurs 50 cm³ ou modèles électriques. Plusieurs paramètres font varier le montant de la prime :
- L’âge du conducteur
- L’utilisation du deux-roues (trajets quotidiens, loisirs…)
- Le type de motorisation (électrique ou thermique)
- La valeur du véhicule
- Le lieu de stationnement habituel
Au-delà de la couverture de base, il est possible d’ajouter des garanties supplémentaires : vol, incendie, bris de glace, assistance 0 km. Certains contrats pour modèles électriques incluent la protection de la batterie ou du câble de recharge. À noter : les assurances pour scooters électriques sont souvent moins onéreuses, le risque étant jugé plus faible en raison des limitations de vitesse.
L’immatriculation du deux-roues est également incontournable. L’attestation d’assurance doit être visible sur le véhicule. Pour finaliser le dossier, les assureurs demandent généralement une pièce d’identité, la preuve d’achat et, le cas échéant, le certificat BSR ou permis AM.
Sur le bitume, la moto sans permis trace sa propre route : accessible, polyvalente, mais jamais sans règles. À chacun de choisir sa monture, à condition de ne pas négliger la sécurité et la légalité. Au feu vert, le vrai permis, c’est celui de rouler responsable.

