Sur le papier, le code de la route paraît universel. Pourtant, la réalité est plus nuancée : les exigences pour décrocher le permis voiture et le permis moto ne se recoupent pas totalement. Pour les novices, le parcours peut ressembler à un labyrinthe administratif où chaque virage réserve son lot de spécificités. Si le code pour les automobilistes balaye large, insistant sur les règles communes à tous les conducteurs, la version moto zoome sur l’équilibre, la maîtrise du deux-roues et les dangers propres à cette catégorie de véhicules.
L’erreur serait de croire que l’un vaut l’autre. Le code de la route obtenu pour la voiture ne vous autorisera jamais à prendre le guidon d’une moto, et inversement. Chaque famille de permis impose sa propre épreuve théorique, avec son contenu, ses questions, et surtout, ses attentes. Cette séparation garantit que chaque conducteur, qu’il soit derrière un volant ou perché sur une selle, soit vraiment préparé à affronter les défis de son engin.
Les différences entre le code voiture et le code moto
Vous envisagez de passer le permis B ou le permis moto ? Le code de la route associé n’est pas le même. L’ETG (pour voiture) et l’ETM (pour moto) sont structurés différemment, tant sur le fond que sur la forme.
Structure des examens
Si les deux examens appartiennent à la grande famille du Code de la route, chacun a sa propre histoire et ses réformes :
- L’ETG a connu de profondes évolutions, notamment en 2016 puis en 2023.
- L’ETM, quant à lui, est tout récent : son apparition en 2020 a marqué la volonté de mieux sécuriser la formation des motards.
Durée et exigences
Ces deux examens ne se déroulent pas tout à fait de la même façon. Voici ce qui les distingue concrètement :
- L’ETG se déroule en 25 minutes.
- L’ETM accorde cinq minutes de plus, soit 30 minutes au total.
- Dans les deux cas, le seuil de réussite est strict : il faut atteindre 35 bonnes réponses sur 40.
Objectifs spécifiques
L’ETG est le sésame pour le Permis B, traitant de situations de circulation classiques et de règles universelles. L’ETM cible quant à lui les futurs conducteurs de deux-roues, en centrant sa formation sur la gestion de l’équilibre, la maniabilité et les réactions à adopter face aux dangers spécifiques à la moto.
Préparer l’un ou l’autre de ces examens requiert donc une approche adaptée. Impossible de s’y présenter sans avoir travaillé précisément les thématiques propres à chaque véhicule.
La validité des codes pour véhicules
Obtenir le code de la route, version voiture ou moto, n’est qu’une première étape. La question de la validité de ce précieux sésame mérite toute votre attention si vous ne voulez pas voir vos efforts réduits à néant.
Durée de validité
Qu’il s’agisse de l’ETG ou de l’ETM, la règle est claire : la réussite au code vous accorde cinq ans pour finaliser la partie pratique du permis. Si ce délai est dépassé, retour à la case départ, il faudra repasser l’épreuve théorique.
Cette règle concerne aussi bien les permis A1 et A2, où le code moto (ETM) s’impose comme passage obligé. Mieux vaut donc organiser son calendrier et ne pas laisser filer les années.
Numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH)
Impossible de s’inscrire à l’examen sans ce fameux NEPH. Obtenu lors de l’enregistrement en préfecture, il vous suivra tout au long de votre parcours de candidat, servant de fil d’Ariane pour toutes vos démarches. Bonne nouvelle : il n’expire jamais.
Catégories de permis concernées
Le code de la route ne concerne pas que les voitures et les motos. Voici un aperçu des catégories où il s’impose :
- Véhicules légers : B, B1
- Poids lourds et assimilés : C, D, CE, DE
- Motos : ETM obligatoire pour A1 et A2
Respecter la validité du code, c’est éviter la mauvaise surprise de devoir tout recommencer après des mois, voire des années d’efforts.
Obligations et exemptions pour passer le code moto
Pour mettre toutes les chances de son côté et obtenir le permis moto, certaines étapes sont incontournables. L’ETM, lancé en 2020 par le ministère de l’Intérieur, s’inscrit dans une logique de sécurité renforcée. Les futurs motards doivent se présenter dans un centre agréé, parmi lesquels figurent Bureau Veritas, Dekra, La Poste, Pearson Vue et SGS.
Obligations
Voici les démarches à accomplir pour accéder à l’examen moto :
- Effectuer son inscription en ligne auprès d’un centre reconnu
- Obtenir son numéro NEPH
- Suivre une préparation théorique dédiée aux deux-roues
- Passer l’ETM et décrocher au moins 35 bonnes réponses sur 40
Exemptions
Des exceptions existent pour certains candidats. Si vous détenez le permis B depuis plus de deux ans et que vous avez validé la formation de sept heures pour conduire une 125 cm³, l’ETM n’est pas exigé. Même principe pour ceux qui ont déjà réussi un autre permis moto au cours des cinq dernières années : inutile de repasser l’épreuve théorique.
Révisions et préparation
Pour mettre toutes les chances de son côté, des plateformes telles que Codes Rousseau ou ObjectifCode proposent des modules en ligne adaptés à l’ETM. La préparation ne doit pas être prise à la légère : l’épreuve dure trente minutes et aborde des thèmes pointus, comme la négociation des virages ou la gestion des freinages d’urgence.
En planifiant soigneusement votre programme de révisions et en respectant les consignes des centres d’examen, vous mettez toutes les cartes de votre côté.
Conseils pour réussir son examen du code moto
Pour aborder l’examen du code moto avec confiance, il est recommandé de s’appuyer sur des ressources pédagogiques ciblées. Des acteurs comme Codes Rousseau ou ObjectifCode proposent des parcours en ligne, conçus spécialement pour l’ETM. Ces outils couvrent l’ensemble des points-clés du code de la route dans sa version moto et permettent une préparation méthodique. Comptez environ 30 € TTC pour accéder à ces services.
Stratégies de révision
Un planning de révisions efficace fait la différence. Multipliez les tests blancs, concentrez-vous sur les questions propres à la moto (virages, freinages, réactions d’urgence) : ce sont souvent ces aspects qui posent problème aux candidats. Pour structurer vos révisions, différents supports peuvent s’avérer utiles :
- Vidéo, audio, infographies pour varier les approches
- Fiches synthétiques sur chaque thématique
- Tests chronométrés pour se familiariser avec la pression de l’examen
Simulations et tests blancs
Les simulations d’examen sont un excellent moyen d’apprivoiser le format de l’épreuve et de s’habituer à la gestion du temps. De nombreux centres agréés proposent des sessions de tests blancs : c’est l’occasion de jauger son niveau et d’identifier les points à renforcer. Fixez-vous comme objectif de valider a minima 35 bonnes réponses sur 40.
Restez informé
Le code de la route évolue régulièrement. Des réformes ont modifié l’ETG en 2016 et 2023, et l’ETM, instauré en 2020, pourrait aussi connaître des ajustements. Renseignez-vous sur les dernières évolutions pour ne pas être pris au dépourvu.
Une préparation sérieuse, des outils adaptés et une veille sur les évolutions réglementaires : voilà la différence entre ceux qui franchissent la ligne d’arrivée et ceux qui restent sur le bas-côté. La réussite n’est plus alors une question de chance, mais de méthode et d’anticipation.


