Téléphoner au volant : les vraies raisons de l’interdiction

L’usage du téléphone portable constitue une infraction majeure. Tous les automobilistes le savent. Toutefois, le champ d’application de cette interdiction et les raisons qui la motivent restent inconnus de beaucoup de conducteurs. Pourquoi c’est interdit de téléphoner au volant ? Lisez ce guide pour découvrir les principales raisons de cette interdiction, les sanctions encourues par ceux qui la violent ainsi que des conseils pour se conformer à la loi.

Téléphoner au volant : un facteur aggravant pour la sécurité routière

Nul besoin de chercher loin dans le code de la route : la règle est limpide. En France, telephone au volant n’a pas sa place, et la simple tenue de l’appareil suffit à tomber sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse d’un coup de fil rapide ou d’un casque discrètement glissé dans l’oreille, le risque ne se limite pas à l’objet lui-même : c’est bien la sécurité de tous qui vacille.

Divers travaux de recherche l’ont confirmé : manipuler un smartphone en conduisant fait s’effondrer l’attention. L’œil glisse vers l’écran, la main quitte le volant, l’esprit décroche. Résultat : un simple message peut transformer un trajet banal en drame. Un instant d’inattention, et la route change de visage. Les histoires d’accidents survenus pour un appel « rapide » sont devenues tristement banales.

Ce que vous risquez si vous téléphonez au volant

Derrière ce geste du quotidien, la loi ne fait pas dans la demi-mesure : téléphone en main, même à l’arrêt à un feu rouge, et c’est l’amende. 135 euros, 3 points retirés sur le permis, un rappel que la route n’est pas un bureau ambulant. Depuis le printemps 2021, le législateur a même serré la vis : combiner cette infraction avec un excès de vitesse, un non-respect des priorités ou un feu grillé expose à une suspension de permis pouvant aller jusqu’à six mois. Un signal fort envoyé à ceux qui croient encore pouvoir jongler entre volant et notifications.

Comment ne pas céder à la tentation du téléphone ?

Changer ses habitudes n’est pas évident, surtout quand le téléphone est devenu un compagnon permanent du quotidien. Pourtant, des solutions simples existent pour ne pas prendre de risques et respecter la législation sur téléphoner au volant.

Quelques actions concrètes peuvent vraiment faire la différence, les voici :

  • Avant d’allumer le moteur, placez le téléphone hors d’atteinte, dans la boîte à gants, un sac fermé ou une pochette, l’idée est qu’il ne vous tombe pas sous la main.
  • Pensez à activer le mode silence ou « Ne pas déranger », pour éviter qu’une notification ne vienne détourner votre esprit de la circulation.
  • Anticipez les appels urgents : si une conversation est indispensable, prenez le temps de vous arrêter dans un endroit sécurisé avant de décrocher.

Adopter ces automatismes, c’est aussi choisir d’accorder à la conduite toute l’attention nécessaire sur la route.

Distraction et téléphone : une combinaison à risques multiples

Derrière chaque message envoyé ou appel passé, c’est une capacité d’attention qui vacille. Selon les données les plus récentes, près de 10 % des accidents mortels sur les routes françaises sont directement liés à l’utilisation du téléphone. Ce danger fonctionne à tous les niveaux : le regard s’échappe, les gestes se font mécaniques et l’esprit s’égare dans la conversation. Les raisons d’un raté, d’une trajectoire imprécise ou d’une absence de freinage au bon moment se multiplient.

Le danger n’est pas qu’une question de secondes perdues les yeux hors de la route. Parler au téléphone, même via un kit mains libres, mobilise une partie du cerveau. Moins de ressources pour capter un obstacle, anticiper un freinage ou remarquer un cycliste au mauvais moment. Cela peut sembler anodin, jusqu’au jour où un événement imprévu vient rappeler la gravité de ces distractions ordinaires.

Quelles solutions pour rester disponible sans risquer l’accident ?

Certains outils ou dispositifs autorisés peuvent limiter la tentation ou rendre la route plus sûre. Programmer son GPS avant de partir permet d’évacuer toute manipulation coûteuse en attention une fois sur le trajet. De même, désactiver temporairement les notifications réduit considérablement l’attrait du téléphone.

Si la réception d’un appel ne peut souffrir d’attente, installer un kit mains libres homologué (ou utiliser le Bluetooth intégré de certains modèles récents) reste toléré par la loi, mais ne doit jamais occulter le fait que toute conversation reste un facteur de déconcentration. Le réflexe le plus sûr reste tout simplement de remettre l’appel à plus tard, après s’être arrêté. Attendre quelques instants n’a jamais coûté une vie ; ignorer ce principe peut, lui, bouleverser une existence en quelques secondes.

La route ne pardonne pas l’improvisation. Repousser une notification ou un appel de quelques minutes suffit à rentrer chez soi sans heurt ni regret. Sous le capot ou dans la poche, le portable n’a qu’un rôle à jouer : rester à l’écart. C’est dans cette maîtrise discrète que la sécurité prend tout son sens.